Sous la lune

Les paroles :

Les murs sombres aux reflets gris
La ville sans nom bercée par l'ennui
Toi tu rêvais d'être ébloui
Si les étoiles te servent d'abri.

Alors viens, oh oui viens.
Prends ma main
Oublie tes pleurs, tes chagrins
Allez viens
Oh ce soir j't'emmène
Danser sur la lune
Flâner sur les dunes.

Le jour on tire sa révérence
La nuit se pose avec élégance
Tes yeux se lèvent plein d'insouciance
Tu voudrais bien que l'on recommence.

Alors viens, oh oui viens.
Oh allez j't'emmène,
Danser sur la lune
Flâner sur les dunes
Danser sur la lune.

S'évader un instant
Du souffle des tourments
Retrouver le sourire,
Le parfum des plaisirs
Je connais ce chemin.
Je connais ce chemin.

Je t'y emmène allez viens !
Oh oui viens, allez viens !
Oublie tes pleurs, tes chagrins
Prends ma main
Ce soir, j't'emmène,
Danser sur la lune
Flâner sur les dunes
Danser sur la lune.

Allez viens
Allez viens, je t'emmène,
Danser sur la lune
Je t'emmène là-haut
Danser, danser
Danser, danser
Danser sur la lune
Humm, humm
Danser sur la lune
Danser sur la lune.

# Posté le jeudi 05 juillet 2007 05:00

Modifié le jeudi 05 juillet 2007 05:14

Jack... partie 5

Jack... partie 5
La douleur...
La douleur est un langage qu'au fil des siècles de damnations qu'on essaye d'oublier, mais ce goût de sang dans ma bouche , et cette impression qu'on arrachait chaque parcelle de ma peau à la pince à épiler , redonnait à sa définition , un sens des plus concrets, et une envie de la fuir comme si on avait le diable à nos trousses.
C'est avec elle que je me suis réveillé, ou bien à cause d'elle. Et peu importe l'endroit où j'étais, l'enfer était à mes pieds, et il commençait à remonter le long de mon corps!
Je me retrouvais dans une pièce sombre, j'étais presque aveugle, et si je n'avais pas aussi mal, je sentirais le plaisir que pouvait procurer mon corps allongé sur ce qu'il semblait être un lit , ce que je prenais pour l'obscurité , n'était alors qu'un terme exagérer pour une douce pénombre , où la lumière du soleil filtrait alors par les stores d'une fenêtre. Mais je n'arrivais pas à m'en réjouir, je ne crois pas que ça tenait à ce coup de pelle, la douleur se diffusait dans mon corps comme une maladie gangrenant tout mes sens et les vestiges de ma raison. J'avais l'impression de mourir encore et encore.
La fièvre me gagnait, privant mon corps de la liberté de ses mouvements, laissant mon esprit se perdre dans un dédale de visions alors que je n'avais plus la liberté de fermer les yeux et d'y échapper. Je voyais sur le lit, un couple fantomatique en train de faire l'amour, leurs mains s'enfoncèrent dans le corps de l'autre, retirant des morceaux de chairs, qu'ils portaient à leurs bouches, s'entredévorant l'un l'autre sans cesser leurs ébats. D'autres m'arrivaient dans le désordre, faisaient toutes références à des atrocités du même type. Un mal qui régnait sur la pièce et semblait prendre de l'ampleur comme une succession de vagues lié à ma douleur.
J'hurlais ma folie, ma douleur et toute la terreur que j'éprouvais. J'hurlais autant que je pouvais, jusqu'à ce que mes poumons me brûlent, j'hurlais alors que le monde devenait encore plus fou que moi et semblait également se tordre de douleur. Des centaines de mains surgissaient hors des draps pour me griffer, me caresser lascivement et m'étrangler de plus belle sans que je puisse bouger ne serait ce qu'un tout petit peu.

# Posté le mardi 29 mai 2007 05:38

Modifié le lundi 09 juillet 2007 12:44

Jack...partie 4

Jack...partie 4
L'obscurité embrouillait ma perception de la réalité qui m'entourait. Sans repère, je me sentais perdu, désorienté, tout à fait incapable d'aligner deux pensées vraiment cohérentes, et de pouvoir faire le point sur ce qui se passait à l'instant.
Le temps s'était figé sur ce corps de pierre, masse informe, incarnation du trouble qui me dévorait, suspendu entre nulle part et ailleurs, tremblant de fièvre et d'angoisse, d'une peur grandissante de celui qui se sait piéger. J'aurai dû être serein, mort et dans un état proche de l'absolu repos, sans peine et sans souffrance, juste assez libre pour ne pas avoir à redouter de retourner d'où je venais. Mais rien ne saurait me décider à endurer l'éternité d'une manière aussi consciente des choses, il me semblait n'avoir pas tout perdu, dans cette perspective hasardeuse, je croyais avoir le droit de déposer une nouvelle mise, d'engager une énième partie. Il me fallut du temps pour assimiler que seul la peur était le geôlier de ma liberté , que je n'était pas prisonnier et que mes doutes et mes craintes étaient alors les maillons de mes chaînes. Franchir cette peur, comme un pont vers un peu de lumière, et je pouvais espérer à quelque chose, goûter au moins, le fruit de l'espérance.
Je sentais sur ma nuque , une pointe de chaleur picoter mon épiderme, une langue de feu qui échauffait ma peau , laissant à ces morceaux insalubres de chair, le soin de se réveiller à toutes ces sensations perdu que la Mort savait si bien nous en priver.
Quelque chose entrait dans mes poumons, c'était de l'air. De l'air et un peu de sable, je commençais à tousser et recracher tout ce que je pouvais avant même d'ouvrir les yeux.
J'étais encore à cette frontière où à notre réveil, on croit encore au mensonge qu'on a glissé au creux de notre oreille pendant qu'on dormait, je fonctionnais avec un moteur en sous régime, gripper par l'inactivité des synapses. Quand j'ouvris les yeux, la lumière était alors si forte que je ne pu la soutenir.
Les formes et les couleurs se confondaient, un tableau où la peinture n'aurait pas eu le temps de sécher, je commençais à distinguer du vert un peu partout, il semblait que j'étais entouré d'arbre et de végétation, quelques constructions disposé un peu partout, et le schéma d'un parc se dessinait dans ma tête. Comment j'avais atterrit dans un simple bac à sable, j'avoue que j'étais perplexe.
Mes yeux s'habituaient à la lumière, et je distinguais un peu mieux les choses, même cette ombre sur le sol derrière moi qui étouffait la mienne. Je me retournais pour voir ce qui au premier coup d'½il, ressemblait à un enfant, sauf que cette enfant là n'avait rien de ce qui fait un enfant.
Toute la surface de son corps était brûlée, couvert de cloque, son visage semblait à moitié effacer par les cicatrices , ses yeux étaient mornes et gris , sans expression particulière, et au milieux de son visage , était collé un immense sourire, qui laissait largement voir un râtelier aiguisé.
L'enfant tenait entre ses mains une pelle, mais pas le genre de petite pelle toute mignonne avec lesquels les petits s'amusent. Celle-ci était grandeur nature et n'hésita pas à s'abattre joyeusement sur mon visage, m'envoyant au tapis dès le premier round.
Des milliards de rire résonnaient pendant que je tombais inconscient, une voix parmi elles s'éleva jusqu'à moi pour me murmurer quelque chose. Je ne pu, ou voulu entendre ces mots que j'emportais dans le noir ...

à suivre.... très prochainement

# Posté le samedi 12 mai 2007 21:03

la suite

la suite
J'ai été un peu occupé ces derniers temps , mais je pense pouvoir mettre la suite de Jack soit Vendredi , soit Samedi. Je m'excuse cordialement pour les personne qui attendent la suite , je vous promets que vous ne serez pas déçu. Merci
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# Posté le mercredi 09 mai 2007 13:46

Modifié le mercredi 09 mai 2007 18:26

Jack...partie3

Jack...partie3
Faut-il que je sois à ce point négatif pour voir ce monde si noir, et malgré des circonstances atténuantes, je devrai songer à faire preuve d'optimiste, ne serait-ce que pour mettre un peu de volonté de côté.
Pour bien faire, je me suis écroulé sur une porte, afin de m'y adosser tranquillement et reprendre ce satané souffle. Dire que je pensais avoir déjà expirer le dernier.
Tout était si calme, un monde paisible, presque endormit. Seul les courants d'air qui s'échappaient de sous la porte réussissait à m'agacer l'épiderme et maintenir une prise sur la réalité. Mais Dieu sait à quel point j'aurai aimé m'assoupir. Goûter à nouveau au rayon du soleil qui se lève, et le doux parfum d'un chocolat brûlant. Les souvenirs de certaines saveurs me laissaient presque un goût amer dans la bouche. Si J'avais encore eu la liberté d'en avoir une.
Malgré cette croix, dans mon enfer je pouvais compter sur l'absence de ce besoin de remplir mon estomac. De mon vivant, je garde le souvenir de fêtes familial se transformant bien vite en orgie durant la journée entière.
Je pris le temps de rêvasser, les yeux rivés sur les dalles froides des escaliers. Puis je réussis, péniblement, à relever ma carcasse. Ma main glissa sur la poignée de la porte laissant la porte s'entrouvrir vers la lumière du jour. Pas de bureau, pas de mur, j'avais atteint le monde extérieur, un monde de cocagne frelaté auquel j'avais un jour appartenu. Mort, je le profanais de ma présence, lui pour qui le soleil ne devait accorder son éclat qu'aux vivants, j'étais le cheveux dans la soupe, la mauvaise pièce qui ne pouvait s'insérer dans ce puzzle, et pourtant j'était bien présent, c'est si bizarre de sentir le poids de son corps soumis à nouveau à la loi de la gravité, de pouvoir goûter les rayons du soleil et le vent qui claquait joyeusement contre mon visage, mais il ne semblait y avoir personne au alentour pour s'en plaindre. Les rues m'accueillirent d'une journée ensoleillée, d'un ciel si bleu loin de l'obscurité et de la peur. J'avais cette sensation de faire mes premiers pas sur un nouveau monde qui ne s'attendait pas à ma venue. Mes pas m'entraînèrent vers les rues de la ville, là où je pouvais m'attendre à croiser des hommes et des femmes. J'étais curieux de voir l'évolution de l'espèce humaine, sans croire une seul seconde que malgré tout ces siècles, elle aurait pu s'améliorer. Par expérience je savais qu'il nous était plus facile de chuter, ou plutôt de se laisser choir, plutôt que d'aller de l'avant. Ça sera toujours mieux hier et bien pire demain.
J'entendais les bruits de cette ville que je découvrais petit à petit, mais malgré les sons des voitures, des voix humaines et le chant de la nature. Je ne percevais nul mouvement. Les rues restaient abandonnés, même les plus larges, celles qui auraient dû être surpeuplées de monde. Peu importe où j'allais et quel chemin je décidais d'entreprendre, je restais seul. Personne, pas même la moindre trace de voiture roulant sur les routes, alors que l'air restait vicié de dioxyde de carbone. Je nageais dans une ville fantôme déserté par ces hommes et ces femmes qui l'avaient un jour bâti. Et pourtant, bien que désespérément seul, les choses ne semblaient pas inerte. Sur les terrasses des bars, je pouvais voir des tasses remplies de cafés dont les arômes auraient pu chatouiller mes narines si j'avais su où elles étaient passées. Fait plus curieux, je pouvais voir des verres se vider d'eux-mêmes, comme si l'eau s'évaporait sous mon regard perplexe. Des portes ce fermaient ici et là sans que je puisse déterminer si le vent était à l'½uvre ou si c'était du ressort de mon imagination enfiévré par le doute et des craintes qui ne cessaient de croître.
Je me suis assis sur une terrasse de café, je ne savais pas où aller, je devais faire un peu le point. J'appréciais d'ailleurs le plaisir que ça procurait, de « vivre » un peu de temps sans le stress qui te déchire le cerveau. J'étais même prêt à laisser sur le banc de touche la demi douzaine de question qui faisaient la queue dans mon esprit.
Le soleil ne tapait pas si fort que ça, je ne comprenais pas pourquoi la place était déserte. C'est presque comme si on avait chassé ses habitants. Mais ça ne m'émouvait pas.
Je laissais mon esprit se nourrir de la vue des nuages de sable soulevés par le vent. Incrédule, mon regard bloquait sur les immeubles au alentour qui s'affaissaient sur eux-mêmes, pour partir en nuages de sable.
La ville devenait un désert au sens propre du terme. J'affrontais un raz de marré de sable, les carcasses de bâtiments s'effritant autour de moi de tous côté. La ville disparaissait, mon corps restait inerte, ne trouvant ni la force, ni l'envie de fuir, fasciné par cette étrange spectacle, mes fesses reposaient sagement sur la chaise alors que j'aurai du bondir comme un cabri. Quelque part, c'était étrangement rassurant de penser que finalement j'avais perdu l'esprit. Comment aurais-je pu échapper si facilement à l'enfer qui m'était destiné ? Le chemin de la rédemption n'a jamais été à ma porté, pas la moindre petit seconde chance et aucune lumière au bout de ce tunnel. Juste une tromperie de plus destiné à l'amusement d'esprit plus élevé.
Ça me laissait de marbre, mon c½ur et mon corps plongé dans l'ombre amer du stoïcisme, ne gardaient aucun regret qui auraient pu m'empêcher de continuer ma route vers les tristes couloirs dont les chemins se refermaient derrière moi, empêchant toute tentative de rejoindre la lumière du soleil.
Le sol devenait un siphon, une bouche gourmande déformer par la faim grandissante qui m'entraîne sur son passage, un trou noir répondant à sa nature insatiable, signant ma chute vers ces entrailles qui venaient me réclamer. J'émettais le regret de n'avoir savoure plus longuement ces instants si précieux, et ne pas avoir calculer toute la portée de ce répit qui m'avait été donné de savourer, j'aurai pu me sentir de nouveau un homme libre, baignait dans l'insouciance d'une journée qui n'aurait pas du se finir de cette manière si sordide, avec ces questions que j'emportais avec moi, elles disparaissaient à leur tour.
Mon bras droit, fut le dernier membre que je pu pointer ver le ciel , tandis que j'étais entière digérer par le sable du désert...


à suivre....

# Posté le lundi 23 avril 2007 13:40